Pages

Showing posts with label oldie. Show all posts
Showing posts with label oldie. Show all posts

Monday, March 4, 2013

Impressions landaises


Impressions landaises, pays
Où chante un accent chaud et rocailleux,
Mais le ciel bleu dun coup
Déchiré par un vol de palombes,
Survolant la mosaïque des champs,
Projette l'ombre d'une flèche à géométrie variable,
Que guettent au sol,
Les chasseurs tapis dans la pénombre. 
Sous le fallacieux prétexte d'un refuge
D'une clairière tranquille, piège véritable
D'un labyrinthe fatal,
Les oiseaux trop confiants
Suivant l'appel d'un confrère prisonnier
Servant d'appât, descendent vers une mort certaine.

L. Bailliet©
 Septembre 1982

Spleen


Douceur de vivre
Douleur de vivre
Une seule lettre change
Et tout change
Ainsi va la vie.

L.Bailliet©
4/4/83

Il est parti


Je ne sais pas où est parti
Celui que je nommais mon ami
Vers quelle ville, quel pays
Il s'est enfui.

Sans me dire adieu
Sous prétexte d'aventures
En autres lieux
Oubliant mon nom
Chantant d'un air radieux.

Il ne s'est pas retourné
Sans dévier il a continué
Son chemin sans une pensée
Vers moi qui l'ai maintes fois consolé.

Ainsi que naît l'espoir du désespoir
Qu'une fois il voudra me revoir
Et reviendra comme par hasard
Sonner chez moi un soir.

Pour se blottir contre moi
M'aimer une dernière fois
En m'assurant de sa foi
Et de son éternel amour pour moi.

L. Bailliet©
28/3/83

L'écharpe


Une fois l'hiver venu
La montagne au nez pointu
Était tout en émoi
D'avoir le bout du nez si froid
Elle se plaignit tant et geignit si fort
Que son ami le vent du nord
D'un devoir se fit un plaisir
De quelques nuages cotonneux
Une écharpe lui offrir
Que la montagne coquettement
Drapa autour d'elle même frileusement.

L. Bailliet©
4/7/83

Nuit d'hiver


Ce soir mon cœur est froid
Comme une sentinelle,
De garde par une nuit dhiver.
Dans la solitude de morphée,
Brille indisputée la croix du sud,
Mon corps est vide
Comme un caveau.
''Je m'ennuie '' murmure le vent de mes artères.
Le givre a tout envahi et plus rien ce soir n'existe
Plus de peine, plus de chaleur,
Plus de pleurs, plus de rire.
Seul persiste l'étendue glacée de ma vie
Divisée par le rythme systolique étouffé,
Brisant chaque instant
L'écoulement de mon sang
Comme un gang éclatant
La sérénité du temps.

L. Bailliet©
23/7/83

Contes perdus


Contes à jamais perdus
D'un pays à jamais connu,
D'un peuple à jamais oublié,
D'un temps à jamais révolu,
Sans passé, sans futur et sans présent.

La question se pose de savoir,
D'où vient cette ombre nostalgique
Hantant sans cesse ma mémoire
De glorieux vestiges d'une histoire inconnue?

Quels sont ces parfums étranges
Portés par des vents lointains inexistants
Dont seule la probabilité d'un probable
Est poussée à lultime nullité?

Pas de pays, pas de territoire,
Pas de guerres, pas d'histoire
Et pourtant une saveur,
Comme un arrière-goût d'un vécu
Qui aurait du être, qui aurait pu exister,
D'un possible devenir à jamais annihilé
N'ayant jamais vu le jour.

Seul l'écho de mes rires et de mes pleurs
Prolongent dans ce monde vide
Une vibration vite normalisée.


L. Bailliet©

 14/3/83